Briser le cercle de la peur : comment se libérer des phobies

Une peur irrationnelle
Votre cœur s’accélère. Votre souffle devient court. Vous savez que ce n’est pas rationnel, mais c’est plus fort que vous. Chaque fois que vous êtes confronté à cette situation, la peur vous envahit. Vous l’évitez, vous contournez le problème. Mais plus vous fuyez, plus elle grandit.
Les phobies ne sont pas de simples inquiétudes. Ce sont des pièges invisibles qui vous empêchent de vivre pleinement.
Peur des hauteurs, des espaces clos, de la foule, de parler en public… Elles dictent vos décisions et limitent vos actions. Votre qualité de vie en souffre.
Quand la peur prend le contrôle
D’abord, vous évitez certaines situations. Puis, votre monde rétrécit. Vous déclinez des sorties, trouvez des excuses, modifiez vos habitudes.
L’évitement soulage… mais temporairement. En réalité, il renforce la phobie. Plus vous fuyez, plus votre inconscient valide l’existence d’un danger.
Résultat : la peur grandit encore.
Ce cercle vicieux entraîne stress et anxiété. Parfois, il s’accompagne de comportements obsessionnels, comme des rituels pour tenter de maîtriser la peur.
Pourquoi lutter ne fonctionne pas ?
– L’évitement phobique : fuir ce qui vous terrifie semble apaisant, mais plus vous évitez, plus la peur devient puissante.
– La lutte obsessionnelle : vouloir tout contrôler épuise et renforce l’angoisse.
Aucune de ces stratégies ne libère réellement. Au contraire, elles aggravent la situation. La peur doit être affrontée pour être dépassée.
Le combat mental contre une phobie est épuisant. C’est une bataille intérieure, un duel entre raison et instinct qui, bien souvent, tourne en faveur de la peur.
Cette peur irrationnelle qui nous gouvernent
Les phobies peuvent être déclenchées par des événements traumatiques, comme un accident ou une expérience de panique, qui laissent des séquelles émotionnelles profondes. Cependant, certaines phobies sont plus abstraites et ne proviennent pas toujours d’un événement spécifique. Elles peuvent être liées à des peurs irrationnelles ou des mécanismes inconscients. Comme la peur du vide ou de l’enfermement, sont souvent liées à une perception de danger sans menace réelle et peuvent être difficiles à identifier et à traiter.
Une peur est un signal d’alarme. Elle nous protège du danger. Mais lorsqu’elle devient excessive et incontrôlable, elle prend le pouvoir.
Ce qui devait être une simple alerte se transforme alors en une prison mentale.
Affronter ses peurs, c’est retrouver une liberté oubliée.
Reprendre le contrôle de sa vie
Se libérer d’une phobie, ce n’est pas seulement réduire une angoisse, c’est aussi gagner en maturité émotionnelle. C’est un voyage intérieur où l’on apprend à reconnaître ses réactions, à décoder les messages de son inconscient et à modifier ses schémas de pensée. Cet acte courageux conduit à l’épanouissement personnel et à la découverte de nouvelles facettes de notre identité.
L’hypnothérapie est une solution efficace. Elle modifie la perception du danger et permet d’aborder ses peurs avec sérénité.
Au-delà du symptôme, elle aide à comprendre les émotions enfouies derrière la phobie. Se libérer d’une peur, c’est reprendre les rênes de sa vie.
L’hypnose agit sur les plans mental, émotionnel et physique. Ses techniques sont reconnues pour leur efficacité.
Tout peut devenir une source de peur
Ces phobies ne sont pas rationnelles et se déclenchent automatiquement en présence du stimulus. Même une simple image ou une discussion sur le sujet peut suffire à déclencher une réaction intense. Les individus phobiques sont extrêmement sensibles à la présence redoutés, repérant instantanément leur présence, même si elle est peu évidente. Malgré la connaissance rationnelle de la sécurité de la situation, la phobie persiste dès que le déclencheur, qu’il soit réel ou imaginaire, est présent.
Voici les plus courantes
Phobie des animaux :
Les phobies des animaux sont des peurs instinctives et pré-programmées, héritées de nos ancêtres pour protéger les enfants des dangers potentiels. Ces phobies se concentrent souvent sur deux types d’animaux :
- les vermines, redoutées pour leur capacité à grimper ou sauter sur les individus
- les animaux rapides susceptibles de provoquer des attaques.
Parmi toutes les peurs, la phobie des serpents est particulièrement intense car elle combine ces deux aspects, la rendant l’une des plus redoutées.
En présence de l’animal redouté, les phobiques évitent souvent de le regarder, se cachent les yeux ou se dissimulent derrière des objets, sachant que la vue ou même l’imagination de l’animal peut déclencher leur peur.
Finalement, pour calmer leur anxiété, la réaction la plus efficace pour les phobiques est de s’éloigner rapidement de l’animal redouté.
La phobie sociale :
Reconnue sous le nom de peur du ridicule ou du jugement, elle est l’une des phobies les plus invalidantes. Elle va bien au-delà de la simple timidité. Alors qu’une personne timide peut s’exposer si elle le juge nécessaire, une personne souffrant de phobie sociale ne peut tolérer d’être sous le regard des autres. La simple idée de prendre la parole en public ou de parler à des inconnus provoque une paralysie complète.
Cette phobie émerge généralement à l’adolescence, souvent après une expérience de rejet ou d’humiliation, réelle ou perçue, souvent vécue à l’école. Les phobiques sociaux évitent autant que possible les situations publiques ou toute forme de manifestation, quel que soit leur degré d’importance.
Lorsqu’ils sont obligés de prendre la parole en public, leur attention se focalise sur leurs propres symptômes physiques tels que les tremblements, les rougeurs, la transpiration ou encore les erreurs de langage. Cette focalisation entraîne une spirale d’anxiété où plus ils remarquent ces manifestations, plus ils s’angoissent, et plus celles-ci s’intensifient.
Certains phobiques sociaux peuvent réussir en public tant qu’ils se sentent protégés par un rôle ou une fonction, comme dans un cadre professionnel. Cependant, en dehors de ce contexte, leur peur d’être jugés et rejetés peut les handicaper gravement.
La phobie sociale peut parfois mener à l’alcoolisme, car l’alcool agit comme un désinhibiteur, rendant la personne plus sociable et lui permettant d’oublier sa peur du ridicule. Cependant, recourir à cette solution ne fait qu’ajouter un problème majeur supplémentaire. L’alcool n’est en aucun cas un traitement pour la phobie sociale, mais plutôt une complication
La phobie de la conduite :
La peur liée à la conduite peut prendre différentes formes, chacune associée à des craintes spécifiques:
Peur de soi-même; Vous redoutez de paniquer et de perdre le contrôle de votre véhicule. Cette peur vous pousse à éviter les routes et les endroits où vous ne pourriez pas vous arrêter immédiatement pour assurer votre sécurité, tels que les autoroutes, les tunnels, les embouteillages et les parkings souterrains. Vous préférez généralement conduire lorsque vous avez un accompagnateur rassurant à bord, car cela vous donne un sentiment de contrôle sur la situation.
Peur des autres conducteurs; Vous craignez les autres conducteurs sur la route, ou même le conducteur habituel de votre véhicule si vous n’êtes pas au volant. Vous avez des raisons spécifiques de douter de leurs compétences de conduite, ce qui peut indiquer un syndrome post-traumatique. ou si votre peur est uniquement liée au conducteur habituel, cela peut signaler un problème relationnel, surtout s’il ne prend pas en compte vos craintes malgré vos préoccupations légitimes.
Peur de la Route; Vous redoutez certains endroits spécifiques sur la route, tels que les ponts, les viaducs, les grandes lignes droites ou les virages. Cette peur n’est pas tant liée à la voiture ou à la conduite en elle-même, mais à l’endroit où vous vous trouvez. Par exemple, vous pourriez craindre les ponts si vous avez le vertige, ou les virages si vous avez des troubles de l’équilibre.
La phobie de l’avion :
Elle peut revêtir plusieurs formes, chacune associée à des craintes spécifiques :
Peur de l’enfermement et de la perte de contrôle; Vous redoutez le sentiment d’enfermement et de perte de contrôle dès que la porte de l’avion se referme. Vous anticipez le vol avec anxiété et vous préférez éviter autant que possible de prendre l’avion. En pratique, votre peur est plus intense avant et au début du vol, et elle peut être exacerbée par les turbulences.
Peur de la machine; Vous craignez que l’avion se crash. Vous vous sentez plus rassuré à bord des avions modernes et récents, et redoutez particulièrement les décollages et les atterrissages. En vol et en vitesse de croisière, votre anxiété diminue, mais elle peut être ravivée en cas de turbulences.
Peur du vide; Vous ressentez une peur intense lorsque vous réalisez la hauteur à laquelle vous vous trouvez. Pour vous, le fait de vous rapprocher de la terre est source de réconfort. Même une simple image d’avion en plein air ou la trajectoire de vol sur une carte peut déclencher votre peur, même lorsque vous êtes au sol.
Peur de l’accident et de ses conséquences; Vous anticipez constamment les problèmes et vous vous inquiétez des conséquences d’un éventuel accident. Votre peur de l’avion s’inscrit dans un schéma plus large de trouble anxieux généralisé. Vous êtes également préoccupé par d’autres sources de stress dans votre vie quotidienne, ce qui peut contribuer à renforcer votre anxiété liée au vol.
La claustrophobie :
Elle se caractérise par une peur intense de l’enfermement, de se retrouver piégé dans un espace dont on ne peut pas s’échapper librement. Cette peur est exacerbée même par la possibilité minime de rester coincé pour une courte période. l’individu reconnaît souvent le caractère exagéré de sa peur, mais se trouve incapable de la contrôler.
La simple pensée d’être enfermé peut déclencher une anxiété intense.
Les situations susceptibles de provoquer la claustrophobie incluent les avions, les IRM, les tunnels, les parkings souterrains, les espaces clos tels que les pièces, les trains.
Phobie liées à l’eau :
La peur de l’eau peut revêtir plusieurs formes, ce n’est pas toujours la peur de la noyade qui prédomine.
Peur de ce qu’il y a dans l’eau; l’incapacité à voir ce qui se trouve dans l’eau, surtout lorsque l’on n’a pas pied. Dans les eaux profondes et sombres, l’imagination peut jouer des tours en inventant des créatures ou des algues menaçantes.
Peur d’être sans secours; Pour certains, la crainte de se baigner ne se manifeste que lorsqu’ils s’aventurent un peu loin, redoutant d’être éloignés des secours.
Peur d’étouffer; Certains individus ne supportent pas d’avoir le visage recouvert, ce qui peut être déclenché par la simple idée de mettre la tête sous l’eau.
L’émétophobie :
La Peur de vomir peut se manifester dès l’enfance. Le vomissement est un mécanisme de protection individuelle contre l’ingestion de substances toxiques. Il est également perçu comme un signal de danger au sein de la société humaine, indiquant aux autres membres du groupe de ne pas consommer les aliments qui ont provoqué le vomissement.
Cette phobie est associée à une réaction excessive de dégoût envers le vomissement, y compris ses bruits, ses odeurs et sa vue. Les individus souffrant d’émétophobie mettent en place diverses stratégies pour éviter les situations où ils pourraient être confrontés au vomissement. Cela peut inclure :
Éviter de consommer des aliments ou des boissons susceptibles de provoquer des vomissements.
Éviter les lieux où le risque de vomissement est élevé, tels que les hôpitaux, les bateaux, les manèges, etc.
Être obsédé par les dates de péremption.
Avoir toujours sur soi des médicaments contre les vomissements.
Être excessivement préoccupé par les épidémies de gastro-entérite et prendre des mesures drastiques pour éviter la contamination, comme ne plus manger, ne plus sortir et nettoyer méticuleusement son environnement.
Phobie du sang :
L’hématophobie est une phobie particulière, car elle est la seule à pouvoir entraîner un évanouissement. Contrairement aux autres phobies qui déclenchent une réponse de fuite avec tachycardie, hyperventilation et agitation, celle-ci se caractérise par un malaise vagal. Ce malaise est déclenché par la vue du sang qui coule hors du corps, plutôt que par la blessure elle-même ou l’arme utilisée. Les signes se développent progressivement : pâleur, transpiration abondante, sueurs froides, nausées et faiblesse croissante, jusqu’à l’évanouissement. Il n’y a souvent ni angoisse ni panique pendant le malaise, elle survient généralement après le malaise.
L’anticipation de l’évanouissement peut mener à l’évitement des situations impliquant du sang, comme les prises de sang ou les examens médicaux. L’imagination du sang coulant peut même déclencher la phobie. Paradoxalement, les films d’horreur ne suscitent pas la même réaction, car il ne s’agit pas de « vrai sang ».
Cette phobie a un aspect adaptatif, protégeant contre l’hémorragie en induisant un évanouissement qui réduit la perte de sang. En situation d’urgence, comme lorsque son enfant est blessé, une personne hémétophobe peut réagir avec panique mais rester consciente jusqu’à ce que l’enfant soit en sécurité.
Il est à noter que l’hématophobie peut être génétique et se transmettre de manière dominante.
La phobie des hauteurs :
Souvent développée dès l’enfance, a pour fonction de protéger contre les chutes. Elle se déclenche lorsque vous êtes confronté au vide, en particulier lorsque vos pieds sont proches du bord et que vous regardez vers le bas. La présence d’une protection comme une rambarde peut atténuer la peur.
Des situations telles que marcher sur une plateforme ajourée, monter un escalier sans contre-marche peuvent déclencher cette phobie. Les sensations ressenties face au vide comprennent une faiblesse dans les jambes et le désir instinctif de se tenir à quelque chose de solide.
Cette phobie peut également être déclenchée par l’observation de quelqu’un se penchant au-dessus du vide, que ce soit dans la réalité ou dans un film.
Cégolène Welle Hypnothérapeute à Dax
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